Être femme et vivre au 21e siècle, c’est suivre ses envies, réaliser ses rêves, courir et s’adapter à ce monde qui va si vite. C’est être indépendante. C’est aussi vouloir trouver l’amour qui tarde souvent à frapper à notre porte. Être femme depuis toujours, c’est le désir fou de devenir maman… Même à quarante ans.

 

Et voir plus ! Mesdames, les exemples ne manquent pas : Marion Cotillard à 42 ans, Adriana Karembeu à 46, Monica Bellucci à 45, Madonna à 42 ans et la liste est longue. Alors vous me direz, quand on est une vedette et que l’on fait la Une des journaux, ça fait partie du package. C’est « in », c’est beau, c’est chic. Sans compter qu’elles ont tout l’argent du monde pour s’offrir les services d’une nounou et d’une femme de ménage. À ça, s’ajoute naturellement les leçons de remise en forme menées par un super coach pour retrouver une taille de guêpe, le tout en mangeant trois feuilles de chou et en buvant des litres d’eau pour maintenir une peau sans rides, ça va de soi. Pas faux ! Pour autant, j’imagine qu’elles se sont toutes posé les mêmes questions que nous avant de se lancer dans le grand bain de la maternité tardive puisque même dans ce domaine, la célébrité n’achète pas la quiétude.

 

 

Maman à 40 et la société.

 

Il n’y a pas si longtemps, les femmes enfantaient jusqu’à quarante ans passés. Dans les années 30-40, toutes ne cravachaient pas au travail, mais restaient à la maison pour jouer les bonnes épouses et s’exercer à faire l’éducation des enfants. À cette époque, les familles nombreuses c’était une norme  pour la société et fatalement le seuil des quarante ans lors d’une nouvelle venue d’un bébé était très fréquemment atteint.

Puis, il y a eu 1975 et la petite pilule de Simone Veil, l’augmentation du coût de la vie, l’allongement des études, l’émancipation des femmes, la multiplication des divorces, tout plein de facteurs qui ont conduit les femmes à faire leur premier enfant de plus en plus tard. Au début des années 80, moins de 0,5 % des femmes accouchaient de leur premier enfant à quarante et plus, mais déjà le taux de fécondité baissait. Aujourd’hui, regardez autour de vous, et vous verrez que le premier enfant se fait en moyenne à trente ans. Si peu que l’on mette plusieurs années avant de trouver chaussure à son pied, le prince charmant finit par frapper à votre porte vers la fin de la trentaine et l’arrivée du premier enfant ou du deuxième s’invite à la quarantaine.

J’adore suivre les aventures d’Ariane Brodier et de sa vie de famille. Son parcours justement, retrace la vie de milliers de mamans comme vous et moi. Oui, car moi aussi j’ai eu mon deuxième amour, Arthur, « assez tardivement » : à 37 ans. Et j’en désire un dernier, ce qui me mènerait d’après mes calculs entre 39 et 41 ans. Mais ça, c’est la vie qui en décidera et selon moi, la vie fait toujours bien les choses !

 

 

Dans les pays développés, maman à 40 c’est tendance.

 

En 2015, on estimait à 5% les Françaises qui accouchaient de leur premier enfant et ayant la quarantaine. Le bond est énorme par rapport aux années 80 et les chiffres ne font que s’accroitre dans cette direction. Pourquoi un tel virage ? Parce que chères mamans, quoi qu’on en dise, les starlettes comme Cotillard, Bruni-Sarkozy, Longoria, Kruger, nous ont ouvert la voie en affichant fièrement leur bidon devant les objectifs. Donc quelque part, merci à elles.

Les réseaux sociaux également ont permis de libérer la parole et de poser des témoignages sur ce sujet qui était encore il y a quelques années bien plus tabou qu’aujourd’hui. De nos jours, on se permettra moins de porter un jugement sur le choix personnel d’une femme, en particulier quand cela concerne la maternité. Évidemment, nous ne pourrons jamais rien face aux médisances au sein des foyers. Mais au fond, on s’en fiche, non ? Les ragots ont toujours alimenté les chaumières à l’heure du thé ou sous la couette.

Les pays développés sont les pays où les taux de fécondité sont les plus faibles et où parallèlement les taux de fécondité au-delà de 40 ans sont les plus élevés. La raison de ce phénomène ne relève pas du mystère. C’est dû à notre rythme de vie, à nos croyances, aux nouvelles mœurs que l’on suit sans toujours s’en apercevoir, à la difficulté de rencontrer le conjoint idéal, etc. Et chez nous, comme chez nos voisines européennes ou chez nos amies américaines et même japonaises, c’est quelque part « mieux vu » de tomber enceinte à 41 ans alors que dans d’autres cultures on vous relookera de la tête aux pieds.

Je crois que l’on pourrait dire que dans une certaine réalité, les femmes de chez nous qui ont leur premier, deuxième ou troisième enfant à quarante ans et plus se sont tout simplement adaptées au système que nous imposent nos sociétés modernes. D’autres encore font le choix de tomber enceinte bien plus tard et bien entendu, chères lectrices, ce choix est propre à chacun, seules des questions d’éthiques ou médicales rentrent en compte. Je vous suggère de lire l’interview à ce sujet du Pr Frydman, obstétricien et chef de service à l’hôpital Béclère qui pourrait lancer le débat à travers un autre article sur mon blog.

 

 

Maman à tout prix !

 

On ne va pas se mentir : fêter ses 40 ans quand on est une femme, ça ne nous fait pas le même effet que de souffler sa 25e bougie ! On est bien d’accord…

Bien sûr, si je devais avoir un troisième enfant à 40 ans, je me pose déjà certaines questions un peu angoissantes. Peut-être, les mêmes que les vôtres d’ailleurs. Voici un petit listing des miennes :

  • Vais-je retomber facilement enceinte ? D’ailleurs pourquoi parle-t-on du terme « tomber » ?
  • Suis-je prête à prendre les risques d’une grossesse tardive ?
  • Pourrais-je assumer si ça ne fonctionne pas ?
  • Mais si ce nouveau petit bébé est là, est-ce que Monsieur Arthur l’acceptera ?
  • Et d’ailleurs, aurais-je encore la pêche, la patience, l’énergie pour assurer cette petite troupe ?
  • Et mon corps ? Oui, mon corps. Si ces terribles (pour rester polie) kilos mettent encore des lustres pour foutre le camp ? Et ma peau ? Et mes seins ?
  • Que va dire mon entourage ? « Quoi ? À quarante ans ? T’en as déjà deux. – Oui, mais trois ce n’est pas pareil que deux. »
  • Et si ses camarades à l’école me prennent pour sa jeune grand-mère ? La différence d’âge…
  • À cet âge-là, je vivrais moins d’années avec mon dernier enfant ? C’est mathématique, pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour comprendre ça.

Ah, je vous fais peur avec mes questions ? No worries. MAIS, si je reste pragmatique et vous aussi, chères futures mamans désireuses de l’être pour une première fois ou plus, avec un peu de recul… on peut répondre facilement à ces questions en mettant un peu d’eau dans son vin.

Je m’explique : excepté les questions qui relèvent de la médecine et de la « santé » du corps à pouvoir accueillir à nouveau la vie (parce que cela personne ne peut le prévoir et chaque cas demeure unique), le reste, au final n’est que du superflu !

  • Arthur acceptera comme tout frère et sœur qui a vu un jour, un(e) petit(e) benjamin(e) débarquer dans sa vie. Un point c’est tout. Et il sera très content, j’en suis certaine.
  • L’énergie… comme tout, je la trouverai. Parce que comme toutes les femmes du monde, nous avons ce pouvoir qui vient de je-ne-sais-où et qui ne s’explique pas. Puis, existent le make-up, le jus d’orange pressé et le yoga (bien sûr !).
  • Mon corps… je ferai mon maximum pour me remettre d’aplomb. Mais d’ici là, peut-être aurais-je encore acquis plus de maturité et de sagesse pour me dire que ce corps un peu chamboulé certes, c’est celui qui a donné la vie à TROIS enfants. Waouh ! et puis, faut se rendre à l’évidence : avec le temps on vieillit, c’est comme ça que la vie est ainsi faite. Tout  comme les poules se sont toujours réveillées aux aurores. Ou tout comme Marion Cotillard a des rides et de la cellulite. Et pour Monica Bellucci, c’est pareil. Sauf qu’il y a Photoshop.
  • Mon entourage… Bien en fait, je ne suis pas mariée avec mon entourage !
  • Si les camarades pensent que je suis la mémé, eh bien, c’est que je fais super jeune.
  • Peut-être que je vivrais moins d’années avec ce dernier, c’est vrai. Mais si on nous bassine les oreilles avec le prolongement du passage à la retraite, c’est bien pour une raison ? On vit de plus en plus tard ! Et nombreuses sont les femmes qui restent hypra dynamiques passées un certain âge. Et qui peut prévoir ce qui pourrait se passer demain ? Personne. D’où la meilleure philosophie qui consiste à vivre l’instant T sans trop songer au futur.

Vous ai-je un peu convaincues ? Pour ma part, même si les doutes reviennent de temps à autre, c’est parce que nous sommes faits ainsi : prévoir, imaginer, poser des hypothèses. Mais très vite, j’arrive avec un brin de sagesse à revenir sur ces réponses dont je vous ai fait part. Et au fond, je n’ai pas tort. Bien sûr, c’est ma conviction personnelle. Mais regardez autour de vous, et demandez-vous si la maman à la quarantaine passée qui joue avec son fiston au parc ou qui se rend au cinéma, ne semble pas heureuse ? A-t-elle du mal à courir derrière le ballon ? Non, je ne crois pas. Peut-elle regarder un Star Wars ? Et si c’est elle justement qui l’avait initié à cette saga ? Et son fils, a-t-il l’air de vivre le martyre ? Ou ne fait-il pas plutôt une démonstration de ses plus beaux éclats de rire à force de jouer avec sa mère ?

Tout ce qui est de la famille relève de l’ordre de l’intimité. Personne ne connait la gaieté qui peut régner au sein de votre cocon. Il n’existe pas de recette clé du bonheur et ni même des cases à cocher pour savoir si ce que l’on fait serait les bons choix.

La pression de la société, moi je tente de la laisser sur mon paillasson. Écoutez-vous et réalisez vos désirs, même si c’est celui d’être maman à tout prix ! Ça ne regarde que vous et votre corps.

 

 

Les avantages d’une grossesse tardive.

 

Maman à 40 ans ça veut dire forcément qu’il existe des bénéfices à en tirer :

  • On a plus d’oseille (à priori) donc un meilleur logement. Parfois même, c’est une maison avec piscine à débordement.
  • On est plus responsable. Fini les cuites, on préfère les vrais bons vins. Les Grands Crus. Ou la Badoit.
  • On a plus d’humour. On accepte davantage les vannes de ses enfants. On se gêne d’ailleurs moins pour rendre la pareille.
  • On fait plus confiance. Grâce à notre grande expérience, ils sont moins farouches.

Je vous ai exposé mon ressenti et mon désir d’être une dernière fois maman à un âge que l’on juge souvent fatidique. C’est possible, chacun est libre bien sûr de penser ce qu’il veut. Mais il empêche en conclusion que les femmes soient de plus en plus nombreuses à sauter le pas simplement parce qu’elles n’ont pas pu le faire plus tôt pour raisons professionnelles ou personnelles.

On s’adapte à notre ère et aujourd’hui, celle-ci nous offre un grand bol d’air en tentant cette belle aventure… et sans être cette « bonne épouse » qui n’avait pas toujours le choix.

 

Alors maman à 40 ans, et pourquoi pas ? Et vous, vous en pensez quoi ?