L’éveil des sens de bébé :

petits pots « maison » et petits pots industriels

À l’heure où la mode serait de revenir sur nos fondamentaux avec une conception de vie plus authentique et plus saine, la fabrication « maison » pour nourrir les estomacs de nos bébés ne s’est jamais mieux portée qu’aujourd’hui. Mais pour autant, les petits pots industriels nous font de l’œil depuis des lustres, à nous, les working mum qui n’avons pas toujours le temps de se mettre derrière les fourneaux.

La diversification alimentaire nous offre le choix.

Lorsque j’ai commencé la diversification alimentaire avec Arthur, j’étais aux anges !Après de longs mois à ne connaître que le goût de mon lait maternel puis industriel j’ai pu comme toutes les mamans, introduire les premiers aliments dans les repas de mon bébé.

Sauf que, très vite, je me suis posé le dilemme suivant : petits pots industriels ou cuisine « maison » ?

Instinctivement, je me suis tournée les premiers mois vers les rayons du supermarché en privilégiant les recettes bio de Blédina, Nestlé et Good Goût.

Je voulais m’assurer des garanties nutritionnelles apportées au bon développement de mon petit garçon sans compter les règles d’hygiène alimentaire strictes auxquelles sont soumises ces entreprises. En lisant les éléments détaillés sur les étiquettes, les arguments de ces dernières m’ont convaincue.

L’entrée en bouche de ces nouveaux aliments pour Arthur s’est ainsi faite progressivement ; les toucher, les croquer, les sucer et les mâcher ont évidemment bouleverser sa perception de la nourriture et c’était beau à voir !

Et la fabrication « maison » dans tout ça ?

Paradoxalement, un sentiment de culpabilité m’a gagné. À chaque « pok » lors de l’ouverture d’un petit pot, une petite voix en moi résonnait : « Je suis une maman ingrate qui ne cuisine pas pour sa petite tête blonde. Pourtant moi, je nous concocte des bons plats aux dîners. »

Le Babycook a dès lors fait son apparition sur le plan de travail. Et dans son bol, la danse de légumes s’est transformée en une délicieuse purée qui a pu ravir les papilles d’Arthur.

Des ingrédients frais de saison, une variété plus riche et un mariage des goûts souvent plus osés que ceux que proposent les industriels, c’est dans cela que se trouvent les bonus du homemade. Et à ce stade, j’ai eu l’impression que la stimulation sensorielle d’Arthur s’était nettement développée.

Les recettes maison ont peu à peu pris place dans les rayons de mon frigidaire et du congélateur. Mais ce n’était pas le seul à être content puisque mon budget courses faisait des économies lui aussi.

Travail, ménage, tâches du quotidien.

Comme de nombreuses mamans qui travaillent, comme d’autres qui ont déjà un ou plusieurs bambins à nourrir, j’ai néanmoins été débordée après quelque temps avec les tâches du quotidien.

Cuisiner, s’occuper d’Arthur, de sa grande sœur déjà adolescente, de mon mari, du ménage, de mon travail, je n’ai pas vu l’ombre d’une minute qui pouvait m’être consacrée.

Alors, je dois avouer que cuisiner tous les jours « frais » pour Arthur n’a pas toujours été une mission facile à accomplir.

Certaines préconisent la solution de cuisiner le dimanche durant quelques heures pour prévoir tous les petits pots de la semaine. Bonne idée !

Mais le dimanche pointe le bout de son nez et la motivation a pris la poudre d’escampette. Le dimanche, j’aime le consacrer à ma famille dans une ambiance cocooning en privilégiant des balades ou un épisode sur Netflix pendant que tout le monde se détend.

Fatalement, je ne pense pas à sortir les casseroles, à couper les légumes, à les éplucher et à établir différentes recettes.

Quelle est la solution pour allier le bon et le temps ?

Il existe des gourdes ou des pots industriels dont la texture et la saveur des recettes sont plus adaptées à des bébés d’âge plus mûr.

Je pense par exemple aux repas de Comme des papas ou encore au risotto de courgettes au chèvre signé Good Goût que je trouve très réussis.

J’ai donc opté pour l’alternative suivante :

Mixer le fait maison avec amour aux bonnes recettes industrielles qui garantissent toujours les apports nutritionnels dont bébé a besoin.

Avec l’apparition de nouvelles dents, Arthur partage parfois nos repas et c’est encore plus convivial.

Cependant, les recettes se font sans sel et sans mauvaises matières grasses. Les plats sont équilibrés et souvent cuits à la vapeur pour les poissons et les légumes. Je privilégie en parallèle l’utilisation d’huiles végétales comme l’huile de colza, de noix ou encore d’olive qui transmettent saveur, lipides et acides gras oméga-3 et 6.

Mon verdict de maman poule : petits pots maison VS petits pots industriels.

L’expérience et le temps sont finalement parvenus à m’offrir un équilibre dans ma vie de maman poule et de working mum dans l’art et la manière de cuisiner pour bébé.

Au final, il n’y a pas une méthode meilleure qu’une autre.

C’est pour cette raison que je serai curieuse de connaître quel type de cuisine, Chères mamans, avez-vous décidé de privilégier pour vos bambins et pourquoi.

Petits pots maison ou industriels ? Surgelés, bio, du jour ? Suivez-vous les recettes d’un livre en particulier ? Comment avez-vous adapté ses repas à votre quotidien ?

Partageons ici, les conseils de toutes les mamans !